mardi 5 novembre 2013

L'amour.
Ce sujet si vaste, si brouillon. Entrainant, doux, triste, douloureux. Et pourtant numéro 1 sur toutes les langues. Universel. Partout. Dans la famille, dans l'amitié, dans l'art, dans les sens, dans l'unité, dans le couple.

Vous savez pourtant ce qui en découle. Si. Mais si vous le savez. Cette chose qui fait claquer les portes, souffler le vent, briser des verres, des liens et des projets. BRLA. VLAN. En un mot : RUPTURE.

On ne fait pas celui qui ne sait pas, on fait face, les autruches au fond, on sort la tête du sable, on se nettoie les écoutilles et on se rassemble. On va parler de ces moments qui font mal. Il est parti, on est parti, on s'est quitté, on est sûr que c'est fini. Pas de retour arrière possible. On se croit suffisamment fort, on supporte le quotidien qui se transforme en calvaire. Mais parlons maintenant de toutes ces petites choses qui vous font fondre comme neige au soleil.


Neumbeur oine: La prise de conscience.

Le premier week-end post rupture. Et oui, celui-là. Tiens, tu te lèves seule, il fait beau? Non. Bon, trainer au lit ? Pourquoi faire, pour qui, pour... Sortir ? Mais les copains-copines sont déjà fort occupés. S'ensuit tout un procédé de réflexion : ce week-end ne sera pas le dernier. Tu retrouves bel et bien ta solitude. Et il faut s'en accommoder. Et ça picote.
La première nuit post-rupture, la première envie de coup de fil post-rupture, sont affiliable au phénomène.


Neumbeur tou: La musique.

"EH MACHIN TU TE RAPPELLES DE QUAND ON A FAIT DES BEBES SUR CETTE CHANSON?" , "Ah tiens ça me rappelle quand on s'allongeait par terre dans l'herbe fraîchement coupée." , "Ohoh, on avait dansé bourrés sur cette chanson avec Bidule au mariage de Jules et Muche." Sont des petites phrases/pensées récurrentes après la cassure. Le hic, c'est qu'elles sont vite accompagnées d'autres comme : "Mince j'adore ce groupe, je vais juste éviter de l'écouter ces dix prochaines années.", "Non mais ça, je ne peux plus écouter ça me rappelle, enfin tu vois quoi. Mais si que j'ai perdu mon mec, mes projets, mes envies, ma dignité à chialer toutes les larmes de mon corps en te disant ça ahah.".
Et les pires pour finir: "Tiens ça je ne connaissais pas mais ça me brise le coeur." , "Non mais dégage moi ça , ça parle d'amour/de sentiment/d'un mec qui fait des travaux chez lui/qui respire/ c'est une chanson qui existe et qui fait du bruit.".
Résultat tu n'écoutes PLUS RIEN. Ou pire, tu te mets à écouter en boucle des trucs abominables ou honteux. Et oui, t'es cramé, merci copain Spotify.



Neumbeur truie: L'égo.

Ton petit coeur qui saigne est tout dégonflé par la rupture. tu te traines, tout est fade, tout est gris, lent, et ton reflet parait maussade, terne, et malingre. Ton sourire ressemble à une plaie non cicatrisée. Tout te heurte et te cogne, même les compliments sonnent faux. En bref tu te ramasserais à la petite cuillère si tes bras n'étaient pas occupés à retenir ta cage thoracique de déverser son contenu sur le sol et de laisser s'échapper le trou noir qui se niche en ton dedans.



On passe par tout un tas de phases, tout un tas de crises de larmes. Mais un jour on passe aux crises de rires, on se sent bien avec son reflet, on accepte d'être sexuée et de voir les hommes comme des hommes plutôt que comme des êtres asexués et peu recommandables. On a profité de ces moments seule pour découvrir de nouveaux artistes, de nouveaux horizons. On s'est créée de nouveaux souvenirs, de nouvelles envies, de nouveaux projets avec nous même. Le tout c'est de se relever, de se soutenir soi-même et d'arreter l'auto-flagellation, de se bagarrer avec le quotidien. Accumuler des petits sourires, se lancer de tout petits défis, s'accepter en tant que personne entière et non dépendante d'un autre individu. On est prêt à faire de nouvelles connaissances chacun son rythme, chacun ses envies. On fini par apprécier cette solitude. Par rire avec un porteur de pénis sans se dire qu'il a un air de l'ex parce qu'il porte lui aussi des sous-vêtements, et que lui aussi tient debout sur deux jambes. On apprécierait même presque un compliment ou deux. Alors quelques soient ces petites choses qui freinent, qui font mal, qu'on subit : On les surpasse. C'est obligatoire. Quand on se prend une porte dans la truffe, faut savoir attraper la poignée et passer le malaise. Garder la tête hors de l'eau, finir par nager comme Ariel sous l'océan, représente les coraux de la grande barrière ma soeur ( mon frère aussi ).

Pour ma part j'ai un remerciement à faire. Visiteur lambda tu peux t'arreter de lire. Je pose ici un mot ou deux aux amis qui me soutiennent, me font rire, m'accorde du temps et tout l'amour dont j'ai besoin. Ceux qui ne peuvent pas être là mais qui soulignent leur présence par des mots gentils et communs. Merci à mes piliers. Et merci à l'ex d'être gentil et compréhensif autant que je le suis. A lui je souhaite tout ce que la vie peut offrir de beau et de chouette. Et je le remercie pour ce qu'on a vécu.


Love Always,


Popee

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2 commentaires:

  1. C'est bien écrit, j'aime bien et en même temps ça me pince le coeur mon bébé.

    <3

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